Vidéo / Video

Featuring Lou Reed, Galaad Le Goaster & Marjorie Burger-Chassignet.

Mouvance ou naissance de la vie.

Dans cette figuration animée esthétique de la mouvance sont incarnés les lieux de naissance de la vie : abysses, espaces, lieux où les premières formes de vie ont pu a priori naitre. La nappe sonore en fond de scène suggère le lieu du mouvant, de l’intemporel en ce que la mer incarne le plus possible la naissance du vivant.

Vagues, fond sonore marin, bouillon de vie faisant référence au bouillon des nuages interstellaires où naissent les atomes lourds tels le fer, le carbone, l’azote, éléments essentiels à la naissance de la vie.

La danse orchestrée par deux danseurs professionnels inaugure ce qui peut symboliser la mélodie du vivant comme Trinh Xuan Thuan dans son livre La mélodie secrète parcourt avec assiduité les différentes étapes de la naissance de l’univers, des galaxies primordiales aux trous noirs géants.

C’est à un bouillonnement primordial de la naissance des atomes, de l’univers et par là-même de la naissance de la vie que cette séquence vidéo veut tenter de faire une approche.

Seul l’air marin et salé manque à cette orchestration où les danseurs viennent en demi-teinte célébrer l’articulation du vivant dans ce qui le caractérise avant tout à savoir la capacité de mouvements.

Issu du chaos primordial, l’existant comme la vie se caractérise par le mouvement, phusis principe substantiel chez Aristote de la vie.

Qui plus est, pour moi, les deux danseurs correspondent dans ma vie personnelle à une sorte de fascination de l’esprit amoureux à l’époque de l’adolescence, signe pour moi d’une fissure dans mon esprit où l’esprit des arts et l’esprit des sciences n’ont pu se mêler. Un grand stress m’a grandement impacté à cette époque de ma vie.

La musique de Lou Reed, Dreaming, incarne cet esprit amoureux.

(en)

Movement or the Birth of Life

In this aesthetic, animated vision of movement, the very places where life begins are brought to life: the abysses, open spaces, the sites where the first forms of life may have emerged.

The ambient soundscape that fills the scene evokes a realm of flux and timelessness, as the sea embodies, as closely as possible, the origin of living beings.

Waves, the marine soundtrack, the bubbling of life—all reference the interstellar “soup” where heavy atoms such as iron, carbon, and nitrogen are born, the essential elements from which life arises.

The dance, performed by two professional dancers, inaugurates what might symbolize the melody of life, echoing Trinh Xuan Thuan’s La mélodie secrète, where he traces with devotion the stages of the universe’s birth—from primordial galaxies to massive black holes.

This video sequence seeks to approach that primordial bubbling: the formation of atoms, the universe, and, consequently, the emergence of life itself. Only the salty sea air is absent from this orchestration, where the dancers, in subtle gestures, celebrate the articulation of life—defined above all by the capacity for movement.

Born from primordial chaos, existence, like life, is defined by movement—phusis, Aristotle’s fundamental principle of life.

For me personally, the two dancers also evoke the fascination of adolescent love, a fracture in my mind where the spirit of art and the spirit of science could not yet merge. A period of intense stress left a deep mark during that time in my life.

Lou Reed’s Dreaming captures this same spirit of love and yearning, echoing through the movements of the dancers and the flow of life itself.